Un cas classique de catastrophe aérienne qui trouve ses origines entre autre dans la difficulté qu'a une petite compagnie à survivre avec des moyens limités. Au cours de l'été 2005, le transporteur privé chypriote low-cost perd l'un de ses trois avions, un Boeing 737-300 (immatriculé 5B-DBY) qui n'a que 8 ans d'âge mais des problèmes persistants de pressurisation. L'appareil devait effectuer un vol entre Larnaca et Athènes, transportant 121 passagers et membres d'équipage.
Maintenance approximative ou pas, l'avion part le 14 août 2005 avec une valve de pressurisation mal réajustée, laissée en position ouverte et qui fait penser au début du vol à un problème de chauffage en cabine, la température étant anormalement basse. L'avion n'est en fait absolument pas pressurisé et passe les 10 000 pieds, en montée vers le niveau 340. Une alarme sonore retentit dans le poste et l'ultime erreur des pilotes est de n'y prêter guère attention puisqu'il s'agit du même son d'avertissement lorsque l'avion est dans une mauvaise configuration pour le décollage (ces derniers se pencheront davantage sur un problème de refroidissement des moyens radios survenu quelques minutes avant leur perte de connaissance). Le klaxon est donc neutralisé et déconsidéré... La suite n'est que l'enchaînement fatal d'une dépressurisation en cas d'inaction rapide.
Ce qui est triste, c'est que les passagers mettront leur masque à oxygène, ces derniers tombant automatiquement si l'altitude pression dépasse 14 000 pieds, mais compte tenu de leur durée limitée à 15 minutes, finiront asphyxiés car l'avion reste en crosière via l'aide du pilote automatique. La tentative des PNC de reprendre les commandes fut remarquable mais sans doute leur a t-il manqué du temps. Une des procédures des PNC dans de nombreuses compagnies aériennes, dont easyJet, est de venir aux nouvelles du poste de pilotage très strictement toutes les 20 minutes par interphone.
Brice