Voici la plus grande catastrophe aérienne de tous les temps, si on excepte les dommages collatéraux provoqués par les Boeing des Twin Towers : celle de Ténérife, survenue le 27 mars 1977. Tout le monde a probablement déjà entendu parler de cette collision entre deux 747 qui a engendré 583 victimes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'une alerte à la bombe avait eu lieu à Las Palmas ce jour-là (suivie des faits !), que de nombreux avions avaient été déroutés sur Ténérife et que la saturation sur cet aéroport fut d'une ampleur sans précédent.
Cette catastrophe a été le fruit d'un enchaînement d'erreurs qui ont depuis fait école. La reconstitution des événements est intéressante, elle permet de voir à quel point la gestion des ressources équipage (
CRM) et du stress face à des problèmes tels qu'un déroutement lié à une alerte à la bombe, une mauvaise météo, sont fondamentaux, de même qu'une rigueur dans les communications radio (
phraséologie) et la maîtrise de l'anglais sont des éléments essentiels afin de garantir la sécurité des vols. Mais aussi de se rendre compte des contraintes liées aux limites des cadences horaires, ces dernières parfois moyennement bien aménagées par les compagnies aériennes.
Il y aura au final 61 survivants, tous à bord du 747 de la PAN AM.
Brice