Me voilà donc rentré de Bangkok grâce à ma meilleure amie qui m'a fait bénéficié d'un GP, un R1 car pour faire court, les vols sont pleins à craquer sur cette destination, qui pourtant de l'aveu d'un cadre présent à bord, n'est pas rentable. Donc on en reste à un vol par jour pour l'heure, en continuation sur Ho Chi Minh.
Que penser de ce vol AF ? Bein on en revient toujours à la même conclusion : on ne déteste pas mais on est pas ébloui non plus, surtout si on a volé avec d'autres compagnies sur l'Asie (pour ma part Cathay Pacific). Il y a de bonnes choses et d'autres qui tardent à s'améliorer. Récit.
L'avion, un Boeing 747-400 (F-GITE) est arrivé d'Ho Chi Minh à l'heure. L'équipage du vol retour sur Paris était quasiment composé de cadres qui s'étaient mis en désidérata pour la CCP qui faisait son dernier vol. Donc moyenne d'âge, facilement 50 ans.
Déjà la bonne surprise, c'est que GITE, comme certains de ses frères et soeurs, il n'a pas d'écrans individuels...
Allez, pas grave, on va rentrer dans la nuit de tous les pays sur ce vol, on voudra de toute façon dormir. L'embarquement s'est fait sans encombre, pas trop chaotique et avec des PNC cadres courtois, souriants et disponibles pour les mamans. A souligner car ces personnes passent plus de temps dans les bureaux à gérer les performances des PNC qui volent à 100%, que de s'occuper d'une cabine bondée. Marrant de les entendre se vousvoyer, il parait que c'est pour se démarquer de Corsair...

Pas de musique d'accueil (ils ont arrêté ??) et je crois qu'un des détails qui ressort sans arrêt et qui tue le charme, c'est cet anglais tellement approximatif des PNC et PNT. La CCP semblait être en galère pour dire dans le PA les cinq phrases d'accueil habituelles, alors qu'elle n'avait qu'à les lire dans son PA Book. Des trous de cinq à dix secondes et aucune fluidité, c'est dommage car l'image internationale de la compagnie en prend un coup. L'annonce en français est bien mais cela pourrait être plus chaleureux.
Le repas est très satisfaisant, les PNC sont agréables lors du service, il y a toujours du champagne pour qui souhaite, liqueur au dessert et boissons chaudes. C'est une ambiance "resto à la française" qui doit plaire aux passagers, surtout sur un vol retour où on doit se sentir un peu triste à l'idée de retrouver la grisaille parisienne.
Le magazine d'Air France est devenu plus cheap, pardon plus écologique. Mais son contenu reste sympa à parcourir, et paradoxallement d'une qualité remarquable dans sa version bilingue, l'anglais est excellent je trouve dans les traductions (peut-être pas traduit par des Français en fait...). Le contenu du programme d'entertainment semblait être alléchant, mais inaccessible avec une télévision centrale... La presse variée à l'embarquement est un plus, encore faut-il ne pas rentrer en dernier, c'est de bonne guerre. Un programme de films selon les destinations est aussi un bon reflet de la diversité culturelle qu'AF cherche à mettre en place. Bien vu.
Pendant la nuit, un buffet est mis à disposition, ainsi que divers chariots à boisson. Peut-être un effort pourrait être fait sur les sandwichs car là c'est comme s'ils avaient coupé une tranche de pain de mie en 6 morceaux, avec on ne sait quoi dedans. Sinon c'est ou soupe ou glace, bonjour les dents...
Service du petit-déjeuner tout aussi satisfaisant. Sauf qu'on a pu en profiter que 5 minutes. Le CDB nous annonce en plein service que "suite au brouillard très dense sur Paris, nous allons nous poser à Francfort, refaire le plein et voir par la suite". Pour l'anecdote, on aura droit à FRA à "Les pleins sont terminés, on va donc repartir sur Paris et se poser malgré le brouillard"... Que penser de cette communication ?? Pas le temps de penser pour les PNC car personne n'était au courant et l'annonce a été faite 10 minutes avant l'atterrissage. Donc nos pauvres cades qui ne volent quasiment jamais en auront eu pour leur argent et auront pu peut-être à cette occasion se rendre compte de nouvelles réalités. Il a fallu débarasser des petits-déj à peine servis, et faire une annonce pour demander à certains pax de mettre leurs plateaux sous le siège devant eux.
Pourquoi ce déroutement sur Francfort ? Il est clair que le temps de vol a été très long, 12h45, en raison d'un fort jetstream qui faisait à un moment avancer l'avion à une vitesse sol de 700 km/h seulement. Alors l'emport de carburant a t-il été juste, face à une possible attente autour de CDG à l'arrivée, toujours est-il que la décision de se dérouter a été sage. Après pour les explications, heureusement que bien peu de gens savent que le 744 peut se poser par tout temps, en tous les cas à Paris !!
D'un vol parti à l'heure, nous sommes arrivés avec deux heures de retard, les passagers ayant été très calmes, alors qu'un grand nombre était en correspondance. Il est clair que le côté calme et décontracté des cadres, en dépit d'une assurance évidente (quand j'ai discuté avec deux d'entre eux pendant la nuit, impossible de les faire dévier de toutes leurs petites idées bien faites et arrêtées sur l'aérien, Air France et... Les low-cost !!), a facilité les choses.
En résumé, un vol sympa mais avec un si grand nom, on a surtout envie qu'Air France nous fasse plus rêver ! On voudrait que les hôtesses arrêtent de mettre le pantalon parce que c'est confortable et portent plus souvent la jupe avec "le noeud rouge de paquet cadeau" trop mignon, mais surtout que tous les PNC travaillent leur anglais !!! Ca en mettrait plein la vue pour tout le monde.
Ensuite, virez tous les 747 sans écran individuel, c'est indigne d'une grande compagnie globale. Tutoyez vous si ça vous dit en gardant un esprit d'équipe et un sens du respect que vous avez et utilisez toutes les armes que vous avez pour vous hisser vers le haut !
Un dernier détail, on était garé dans un endroit inconnu de ma part, qu'est ce que CDG est devenu énorme, on était encore plus loin que le 2E, j'avais l'impression d'être plus prêt du T3 !!! Au passage, le bus qui nous a ramené est passé devant la mère GITA, toujours là, fidèle au poste mais ne l'emenez ni à Nice, ni à Faa

Brice